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Nouvelle publication du CLONG-Volontariat sur les parcours d’engagement en solidarité internationale

Nouveau dépliant d’information du CLONG-Volontariat

Statistiques Volontariat à l’international 2014

« Quelle participation citoyenne à la construction des politiques de développement ? Et les jeunes dans tout ça »

Enquête : Participation des jeunes à la construction des politiques de développement

SAVE THE DATE! Conférence ” Quelle participation citoyenne à la construction des politiques de développement?”

La jeunesse et le volontariat à l’international au cœur des préoccupations du gouvernement

Statistiques 2013

Journée Internationale des Volontaires 2014

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Etude du Clong “l’expatriation solidaire : se construire et construire un monde commun”

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Adoption du projet de loi “EU Aid Volunteers” par le Parlement européen

Conférence IVCO 2013

Réduction du budget du Corps volontaire européen d’aide humanitaire

Tableau des associations d’envoi de Volontaires

Recommandations des organisations européennes de volontariat international pour le futur programme EU Aid Volunteers

Lancement de l’Observatoire des Engagements Volontaires et Solidaires à l’International

Hélène et Michel Brosille, trente ans d’engagement avec le Défap

Leur premier départ avec le Défap, c'était en 1981, pour Djibouti. Aujourd'hui, ce couple d'enseignants est à Madagascar pour deux mois. Ils reviennent sur leur engagement auprès du Service protestant de mission.

 

 

ACTUALITES ET FICHE PAYS
Le point sur Madgascar et les actions du Défap dans ce pays

>> Envoyé(s) dans l'Océan indien <<

 

Des missions à Djibouti, au Cameroun, en Nouvelle-Calédonie, à Madagascar ; les plus courtes de deux mois, les plus longues de deux ans ; le tout se répartissant sur plus d'une trentaine d'années, depuis 1981… Pour Hélène Brosille, 60 ans, et son époux Michel, 65 ans, le Défap représente beaucoup, à la fois en termes de kilomètres parcourus et de durée. C'est toute la vie professionnelle de ce couple d'enseignants de Valence qui a ainsi été rythmée par les voyages en lien avec le Défap. Alors que tous deux sont de nouveau à pied d'oeuvre à Madagascar depuis début octobre, Michel revient sur la genèse de leur parcours de volontaires avec le Défap (cliquez sur le titre ci-dessous pour télécharger son interview en mp3) :

 

Michel Brosille : « Des disponibilités pour entrer au service des Églises »

C'est en 1981 que commence l'aventure commune des époux Brosille et du Défap, avec un premier départ pour Djibouti. Il s'agit alors de s'occuper de réfugiés dans le cadre de l'église protestante de Djibouti. Dès l'année suivante, tous deux repartent, avec leurs enfants, direction le Cameroun. Ils y resteront deux ans, jusqu'en 1984, en poste au Collège d'Enseignement Technique Féminin (Cetif). « Travaillant au sein de l'Éducation nationale, on pouvait se permettre d'avoir des disponibilités, des années "blanches" pour l'Éducation, et d'entrer au service des Églises à travers les postes pourvus par la Défap à l'étranger », témoigne Michel Brosille. Avec des rôles parfois amenés à évoluer sur le terrain : c'est ainsi qu'au Cameroun, une mission qui consistait, au départ, à assurer des cours et l'intendance d'un collège spécialisé dans la couture et l'art ménager, amène le couple à assumer de fait la direction de l'établissement. Et pendant cette période, la famille, qui compte alors déjà deux enfants, s'agrandit avec la venue d'un petit Renaud, né à l'hôpital de Bangwa.

Plusieurs semaines par an à Madagascar

Leur mission suivante dure 18 mois et se déroule en Nouvelle-Calédonie. Le couple travaille au sein du collège FELP (Fédération de l'Enseignement Libre Protestant) de Nédivin à Houailou. Tous deux sont envoyés dans le cadre de l'Église évangélique de Nouvelle-Calédonie. Hélène Brosille joue le rôle de conseillère pédagogique pour la formation du pré-scolaire, pendant que son mari assure des cours d'informatique et de technologie (bambou et jardinage). La famille compte alors quatre enfants, scolarisés en école et lycée kanak.

Leur dernière mission de longue durée date de 2003 et se déroule à Madagascar : partis avec leur dernière fille, Noémie, Hélène et Michel Brosille sont en poste à l'école normale luthérienne de Fandriana. Ils s'occupent de la formation d'enseignants du primaire et du secondaire, et de développement. Depuis lors, plus d'envoi « long »; mais cela ne les empêche pas de repartir régulièrement, pour quelques semaines à chaque fois. Ainsi, pratiquement chaque année depuis 2005, Hélène Brosille part pour deux mois effectuer des modules de formation à Fandriana ; Michel l'accompagne périodiquement.

Cette année encore, tous deux sont à Madagascar pour un séjour court, deux mois au cours desquels Hélène Brosille, chargée de cours de français, fera des visites en classe de brousse avec des enseignants stagiaires, pendant que Michel assurera des modules de formation autour du rôle de l'enseignant comme agent de développement. Avec un engagement intact, dont témoigne Michel Brosille en évoquant ces  « trente ans d'expérience du Défap et de la mission », qui « nous permettent d'appréhender sur le long terme la vie des Églises, et de voir ce que deviennent les envoyés qui ont travaillé avec le Défap. »

Par Franck Lefebvre-Billiez