Le CLONG se réjouit de voir le gouvernement mettre l'accent sur les volontariats internationaux, vecteurs essentiels des solidarités internationales de notre pays.
Toutefois, les membres du CLONG souhaitent rappeler que tous les volontariats internationaux (en entreprise, en administration, ou de solidarité internationale) ne sont pas de même nature. Pour n'évoquer ici que le VSI - Volontariat de Solidarité Internationale -, il convient d'en rappeler, pour éviter que se reproduise d'éventuelles "catastrophes humanitaires" de type "Arche de Zoé", quelques caractéristiques essentielles :
- La bonne volonté n'est pas une qualité suffisante pour devenir volontaire. Les associations du CLONG privilégient des processus de recrutement exigeants, fondés tant sur la compétence professionnelle que sur l'équilibre personnel des candidats.
- Nous mettons en oeuvre des préparations au départ longues, coûteuses, visant à permettre à nos volontaires de vivre au mieux l'échange de compétences et la rencontre interculturelle.
- Quatre semaines en Afrique peuvent donner l'envie de partir en volontariat, mais ne constituent pas une mission de volontariat. Celle-ci s'inscrit dans la durée, 1 ou 2 ans, faisant l'objet d'un suivi régulier et professionnel.
- L'existence autonome de partenaires locaux, compétents et sérieux, est un gage de réussite pour le volontariat.
- Les situations d'urgence mais aussi de post urgence requièrent des volontaires engagés, compétents, préparés et accompagnés.
Ces quelques critères nous paraissent de nature à maintenir la qualité de ces volontaires, « ambassadeurs » d'un développement partagé. Une volonté d'augmenter fortement les effectifs de volontaires internationaux est une bonne chose et nous soutenons cette démarche, mais cela ne saurait faire l'impasse sur ces enjeux, et sur les moyens qu'ils requièrent.
Dans ces cadres, les seniors ont un réel rôle à jouer dans la solidarité internationale et peuvent apporter une contribution intéressante en termes de compétence et d'expérience, à évaluer selon les critères généraux du volontariat, mais aussi sans doute dans la recherche d'une meilleure articulation avec les dispositifs d'engagement plus court à l'international.
Nous sommes prêts à nous concerter avec les pouvoirs publics pour les aider à convertir leurs propositions dans le cadre législatif efficace de la loi de février 2005, apte à éviter les errements d'une générosité qui ferait trop facilement l'économie des réalités et des indispensables médiations locales.