Pour les associations non
agréées qui souhaitent cependant envoyer des volontaires
en mission sur leurs projets dans le cadre de la loi du 23
février 2005, il est possible de faire appel à
la pratique du portage.
Un volontaire est « porté » lorsqu’il
part en mission avec une association française non
agréée par le Ministère des Affaires
Etrangères et Européennes, mais qu’il est pris en charge par
une
association
agréée .
Cette prise en charge peut varier d’une association
à l’autre : il revient aux deux parties de décider
des responsabilités de chacune vis à vis du
volontaire.
L’intérêt du portage est de favoriser le
partage d’expérience entre associations
de solidarité internationale. Il permet à des
structures qui n’ont pas en interne les ressources nécessaires
pour la gestion des volontaires, ou qui ne souhaitent pas
développer ces compétences, de profiter de l’expérience
d’associations qui ont mis en place un service de sélection,
de formation, de suivi et de réinsertion des volontaires.
Selon les cas de figure, le portage peut permettre à
des petites structures de bénéficier du savoir-faire
des associations agréées par le Ministère
des Affaires étrangères et européennes en matière de
gestion du volontariat. Mais il peut aussi permettre à
des associations de choisir de
déléguer
la gestion des volontaires à des structures compétentes.
En amont d’une situation de portage, il est essentiel
que les deux associations s’entendent sur leur perception
des actions de développement ou d’humanitaire
d’urgence, et qu’elles partagent les mêmes
exigences de qualité en matière de volontariat.
Les deux associations doivent se mettre d’accord sur
la répartition des charges financières. Toutes
deux devront se conformer aux dispositions prévues
par
la
loi du 23 février 2005 sur le VSI et
le
décret du 27 mai 2005.
L'association agréée qui décide de porter
un volontaire engage sa responsabilité vis-à
vis du Ministère des Affaires étrangères et européennes.
Lorsqu’une association agréée accepte
de « porter » un volontaire d’une association
non agréée, les deux structures doivent obligatoirement
établir deux documents :
• Une convention de portage qui précise :
— le contenu du partenariat établi, la répartition
des responsabilités de chacune des associations en
matière de sélection, de formation avant départ,
de suivi sur le terrain, d’appui à la réinsertion
sociale et professionnelle, et en cas de rupture anticipée
du contrat de volontariat
— la répartition des charges administratives
et financières. Rappel : la loi interdit de reverser
des subventions perçues ; la répartition des
charges financières liées au volontaire revient
donc à déterminer les charges de chacune des
associations en dehors des aides prévues par le décret
du 27 mai 2005 et perçues par l’association
agréée pour le volontaire porté.
• Un contrat de volontariat, signé par le volontaire
et les deux associations